En 2023, Temu, Vinted et Shein ont bouleversé le classement traditionnel des enseignes d’habillement en France. Les plateformes de seconde main et les pure players internationaux concentrent désormais une part croissante de la demande, tandis que les chaînes historiques perdent du terrain.Le marché subit l’influence directe de la volatilité des prix, du pouvoir d’achat contraint et des nouvelles attentes en matière de rapidité et de flexibilité. Les chiffres de vente témoignent d’un déplacement rapide des habitudes, avec des produits phares qui varient fortement selon les canaux et les tranches d’âge.
Panorama du marché de l’habillement en France : chiffres clés et évolutions récentes
Le secteur textile a traversé un véritable remous. L’habillement en France affiche un chiffre d’affaires de 41 milliards d’euros, selon l’Institut français de la mode (IFM). Mais derrière ce chiffre, les dynamiques divergent : la croissance repose aujourd’hui surtout sur les plateformes en ligne et la seconde main, tandis que les boutiques physiques enregistrent une baisse de fréquentation.
Les habitudes d’achat s’agitent : le baromètre consommateurs de l’IFM le confirme, avec des ventes de vêtements sur Internet en hausse de 6 % sur un an. Guère de répit en revanche pour les magasins traditionnels, qui accusent une baisse de fréquentation de 8 %. Ce sont les produits premiers prix, les nouvelles marques et le digital qui raflent la mise, portés par une génération qui réclame diversité et rapidité.
Quelques données permettent de prendre la mesure de ces mouvements :
- 52 % des Français ont acheté au moins un vêtement via Internet sur les douze derniers mois.
- La part de la seconde main atteint 16 % dans les achats textiles, un record selon l’IFM.
- Les gammes homme et enfant font de la résistance, mais la mode féminine reste le moteur du secteur.
Le paysage se transforme de fond en comble : autant de canaux de distribution, de collections qui s’enchaînent, et un renouvellement accéléré des modèles proposés. Les griffes nées sur le web gagnent du terrain grâce à leur agilité et leur capacité à sentir l’air du temps plus vite que les acteurs traditionnels.
Quels sont les vendeurs qui dominent les ventes de vêtements en 2023 ?
Dans la bataille, trois puissances sortent du lot : la vente de seconde main, les grandes enseignes abordables et les mastodontes du e-commerce. Aujourd’hui, une plateforme dédiée à l’occasion séduit toutes les générations et réalise des volumes impressionnants. Les acteurs historiques voient leur avance se réduire, parfois dépassés sur leur propre terrain par cette nouvelle concurrence agile.
Côté boutiques physiques, certaines enseignes savent encore tirer leur épingle du jeu. Ce n’est pas un hasard : elles misent sur une gamme étendue, des produits intemporels et des prix accessibles, tout en renforçant leur présence en ligne pour ne pas décrocher. Leur stratégie combine densité du réseau, relation de proximité et service hybride, à cheval entre le magasin et le digital.
Le e-commerce généraliste poursuit sa montée en puissance. L’offre pléthorique, la logistique affûtée et les délais de livraison réduits remportent les suffrages, qu’il s’agisse de chasser la nouveauté ou de profiter d’une bonne affaire en urgence.
Pour mieux comprendre, voici comment se partagent actuellement les leaderships :
- La seconde main s’impose avec ses volumes d’échanges et sa diversité.
- Les enseignes physiques populaires résistent au recul, portées par leur maillage et leur politique de prix.
- Le e-commerce multimarques caracole en tête sur le segment en ligne.
Concrètement, c’est une mosaïque : des plateformes, des chaînes omniprésentes et des géants internationaux se livrent une bataille où la rapidité, l’attractivité des prix et la largeur du choix font la différence. Les acheteurs, quant à eux, profitent de la concurrence en jonglant entre canaux et offres variées.
Tendances de consommation : entre fast-fashion, seconde main et achats responsables
La fast-fashion n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction. Les marques qui l’incarnent multiplient les collections à cadence effrénée, revoient sans cesse leurs prix et misent sur la réactivité. Résultat : les volumes vendus explosent, les achats se font plus fréquents et la mode se renouvelle toujours plus vite. Le secret réside dans une production flexible et des tarifs qui défient la concurrence.
Cette course incite également à adopter l’autre versant : la seconde main. Acheter d’occasion se démocratise, toutes tranches d’âge confondues. Désormais, vendre, acheter, échanger un vêtement ou un sac de marque d’occasion s’inscrit dans les réflexes. Cette approche coche la case du bon plan mais aussi celle du geste pour la planète, deux ressorts qui font consensus.
L’achat engagé élargit la réflexion. Désormais, le contenu des produits compte : origine des matières, conditions de fabrication, impact environnemental. Marquer la différence, c’est miser sur la transparence, l’utilisation de textiles certifiés et mettre en avant des engagements forts sur la production raisonnée. Peu à peu, le développement durable s’ancre dans la sélection vestimentaire, surtout pour une clientèle en quête de sens, même si le virage reste progressif.
Ces tendances coexistent aujourd’hui. On retrouve ainsi trois grandes logiques :
- fast-fashion pour la totalité des nouveautés, la rapidité et les prix cassés
- seconde main, qui valorise la circularité et l’accessibilité
- achats responsables, centrés sur la traçabilité et les choix respectueux
Ce qui motive vraiment les Français à acheter leurs vêtements en ligne
Le moteur principal reste l’avantage financier. Les grandes plateformes discount le savent bien : offre promo permanente, expéditions rapides, retours sans complication… Les consommateurs surveillent les prix de près, comparent et attendent la meilleure opportunité pour passer commande, on ne laisse plus rien au hasard, et chaque centime compte.
Ensuite, la simplicité du parcours compte beaucoup. Acheter à toute heure, passer commande en trois minutes, pouvoir renvoyer facilement… Toute cette flexibilité convertit de nombreux Français au shopping en ligne, bien loin des files d’attente du samedi après-midi.
L’expérience personnalisée ajoute une touche supplémentaire. Suggestions à la carte, recommandations automatiques en fonction des anciens achats, newsletters adaptées à chaque profil d’acheteur : l’impression d’être compris, guidé, écouté s’est invitée dans la consommation textile.
Voici une synthèse des facteurs qui orientent le choix du numérique :
- prix attractif, déclencheur quasi systématique
- praticité et confort inégalé
- approche personnalisée : interface intuitive et recommandations ciblées
En somme, la réussite passe par une navigation fluide, une offre qui se renouvelle sans cesse et une expérience sur-mesure. Pour le public français, acheter un vêtement en ligne, c’est choisir sans contrainte, tenter sa chance, varier les styles et tester, encore et encore. Peu importe où surgira la tendance de demain : la mode s’écrit désormais au bout des doigts, en toute liberté.


